Date : 7 & 8 septembre 2013
Lieu : France, Lorraine, Vosges, Saint-Nabord (88200) – Depuis Montpellier 665 km avec 43,70 euro de péage
Participant : Mon nom est Stéphane Barthélemy et je cours depuis 2008. A cette époque, le sport était pour moi, quelque chose que l’on regarde à la télé et que l’on discute au coin d’un bar. Depuis cette date (septembre 2008), mon expérience en trail est : deux marathons des sables, un UTMB et beaucoup d’autres trails en Belgique, France et Luxembourg. J’habite au Luxembourg où le trail commence à devenir de plus en plus populaire.
Plus d’info : http://www.ultra-trail-dahlem.overblog.com/
Où dormir : Vu que le départ du trail est à minuit, je n’ai pas dormi avant le départ, mais j’ai réservé un hôtel pour ma famille.
Voici les informations sur l’hôtel :
Les 3 sapins
10, rue des 3 sapins
F-88200 Saint-Nabord
Tél. : +33/3 29 22 10 00
e-mail : www.hotelles3sapins.com
Le prix de la chambre est de 57 euro la nuit et 6,50 euro pour le petit déjeuner/personne
Cet hôtel se trouve à moins de 5 min en voiture du départ.
Où se restaurer/où se réapprovisionner : Pas grand-chose à Saint-Nabord, mais vous trouverez l’ensemble des magasins, restaurants, ... nécessaire dans le ville de Remirmont (4 km)
Office du tourisme : http://www.ot-remiremont.fr
Caractéristiques (falaise, massif...) : Parmi les plus forts des ultra-européens. 7300 m de positif. Les rondeurs des ballons des Vosges cacheraient ils des pics de difficultés ? Pour ceux qui veulent s’essayer dans l’ultra, LINFERNAL 160 est fait pour eux, car si les organisateurs vous entrainent dans une galère, les encouragements sont partout. Pour ceux qui ont tout vu, tout fait, LINFERNAL 160 est certainement celui qui leur manquait.
Lien Internet : http://www.linfernal.com/index.html
Récit :
Il est minuit, la météo est idéale pour courir, un public sympathique et en nombre, un speaker qui nous parle de montée dans la pente, de descente infernale, de loup, ... un feu d’artifice pour annoncer le départ, bienvenue à l’infernal trail des Vosges. Malgré les 158 km à parcourir en moins de 42 heures et un dénivelé positif de 7.300 m, l’ensemble des concurrents a l’air prêt à en découdre avec le massif vosgiens.
Le départ est donné et après une petite mise en jambe de 4 km, la 1er côte est au programme.
Le matin de lève sur le haut du tôt et les kilomètres s’enchainent très rapidement. Il est déjà temps de retrouver ma famille sur un ravitaillement. Ce qui me surprend sur ce trail est la gentillesse des bénévoles. Cette gentillesse sera présente tout en long de ce trail. Pour nous traileurs, chaque ravitaillement ou zone de vie est un véritable hôtel 5 étoiles.
La journée se déroule sans problème avec une météo qui reste au beau fixe pour la pratique d’une activité sportive en pleine air. Les paysages sont très beau et les forêts profondes d’un vert improbable.
Km 96, il est temps pour moi de faire la 1er vrai pause sur ce trail. Suite à une discussion avec mon épouse, je prends la décision de dormir 15 minutes avant de m’élancer dans une deuxième nuit dans la forêt vosgiennes. Après une bonne assiette de pâte au jambon, il est temps de repartir, mais un orage s’abat sur la région.
Cet orage aura comme conséquence un grand nombre d’abandon durant cette deuxième nuit. Sur les 149 personnes au départ, une soixantaine de personne ne verra pas la ligne d’arrivée.
Le 2ème jour se lève et je me trouve au km 122 avec des vêtements complètements mouillés. Grâce au support de mon épouse et de mon fils, je peux quitter la base de vie avec des nouveaux vêtements et continuer mon chemin jusqu’à l’arrivée.
A partir de 12h00, l’enchainement des montées et descentes commence à me fatiguer de plus en plus. Des hallucinations me font voir des autocars dans la forêt, des poubelles, un ravitaillement qui n’existe pas ... étrange sensation pour cette fin de course.
Il est 16h08 et je suis finisher de cette édition de l’infernal trail des Vosges.
Avec des bénévoles aux petits soins, un fléchage impeccable (pas d’erreur sur 160 km !), une région qui regorge de trésors, ce trail est à recommander sans aucune critique négative (sauf peut-être le t-shirt finisher qui n’est pas de la meilleur qualité)
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